Apprendre sur le prototypage

Samantha Slade, à gauche, et Paul Messer, qui travaillent tous deux chez Percolab, ont aidé à animer la séance.

Samantha Slade, à gauche, et Paul Messer, qui travaillent tous deux chez Percolab, ont aidé à animer la séance.

Paul Messer, associé chez Percolab, dirige un exercice de création de prototypes en utilisant la gestion des déchets comme exemple.

Les 16 et 17 février, les équipes de l’académie NouLAB se sont réunies au Centre des arts de la rue Charlotte, à Fredericton, au Nouveau-Brunswick, pour l’atelier très attendu sur la création de prototypes.  Les deux équipes ont lancé le programme de l’académie en octobre dernier et travaillent depuis à définir des problèmes, à modéliser des systèmes, à concevoir des solutions centrées sur les utilisateurs, à créer des scénarios et à établir des paramètres – le tout pour guider la création de leur prototype en soulignant leurs suppositions et leurs hypothèses par rapport à leurs problèmes respectifs.

Ayant un triple objectif, l’atelier visait à aider les équipes à :

  • développer l’état d’esprit nécessaire à la création de prototypes;

  • produire des idées stratégiques pour la création de prototypes;

  • créer des plans de travail pour tester les prototypes au cours du prochain mois.

Pour lancer la séance, les équipes ont présenté le travail réalisé à ce jour. Elles ont ensuite activement et rapidement donné libre cours à leur créativité pour les deux jours intensifs qui allaient suivre. Des récits illustrant la façon dont la création de prototypes est utilisée dans la vie quotidienne ont été échangés. On pourrait, par exemple, tester une disposition donnée des meubles dans la maison et demander la rétroaction de la famille ou des colocataires (les utilisateurs) pour décider si l’agencement est le bon. Au fur et à mesure de la rétroaction reçue, des ajustements sont apportés jusqu’à ce que toutes les personnes concernées soient heureuses du résultat final.

PROCESSUS DE CRÉATION DE PROTOTYPES

La création de prototypes consiste simplement à déterminer un besoin, à choisir une solution possible, à la tester, à obtenir une rétroaction et à raffiner le prototype en se basant sur la rétroaction – il s’agit d’un processus itératif et adaptatif. L’une des principales leçons apprises : s’assurer que la méthode utilisée pour tester un prototype donné évalue le prototype en soi, non pas les utilisateurs. Il est important également de voir l’utilité de la rétroaction négative en en tirant des leçons au lieu de se laisser décourager. Si les utilisateurs donnent une rétroaction négative, il ne faut pas les contester en défendant le prototype. Il faut plutôt poser la question suivante : comment le prototype peut-il mieux répondre aux besoins des utilisateurs?

Enregistrement graphique du processus de création de prototypes par Paul Messer.

Enregistrement graphique du processus de création de prototypes par Paul Messer.

Le premier jour de l’atelier, dans l’après-midi, les étudiants du Programme des étudiants ambassadeurs du Centre Pond-Deshpande (CPD) et du Renaissance College de l’UNB se sont joints aux équipes pour leur donner accès à d’autres sources de créativité, procurant un nouvel éclairage en lançant des idées à développer dans les éventuels prototypes.

L’équipe sur le vieillissement en santé lance des idées avec les étudiants du Renaissance College de l’UNB et Chloe, la fille de l’animateur de NouLAB, Nick Scott. Le groupe représente une variété de groupes d’âge (à partir de l’âge de 9 ans!).

L’équipe sur le vieillissement en santé lance des idées avec les étudiants du Renaissance College de l’UNB et Chloe, la fille de l’animateur de NouLAB, Nick Scott. Le groupe représente une variété de groupes d’âge (à partir de l’âge de 9 ans!).

Explorant différentes parties du Centre des arts de la rue Charlotte au cours de l’après-midi, les équipes ont été encouragées à se servir de l’espace. Utilisant l’improvisation et des blocs Lego pour créer le prototype, les équipes ont exécuté les scénarios en jouant le rôle des personnages mis au point pour l’exercice. Elles ont ensuite rendu compte de ce qu’elles apprenaient de la rétroaction découlant de la création des prototypes.

Bethany Deshpande et Nic Clement exécutent le scénario d’un prototype pour résoudre un conflit d’intérêts.

La journée s’est terminée par un exercice de recherche d’idées destiné à aider les équipes à trouver des idées de prototypes éventuels pour le lendemain. Chaque personne a reçu une feuille de papier blanche à plier en huit et a été invitée à noter une idée sur chaque section, avec une limite de 60 secondes par idée. À la fin des huit minutes, les gens ont examiné leurs idées, choisi les trois meilleures et les ont notées sur des fiches. Ces fiches ont été affichées sur le mur à l’intention du grand groupe, et chaque participant a ensuite choisi ses trois idées préférées.


ÉNONCÉ DE PROBLÈME DE L’ÉQUIPE SUR L’ÉGALITÉ DES SEXES :

Comment pouvons-nous travailler ensemble pour changer la culture du milieu de travail de manière à accroître le nombre de femmes occupant des postes de direction* (*agentes du changement et penseuses de systèmes) au Nouveau-Brunswick.

ÉNONCÉ DE PROBLÈME DE L’ÉQUIPE SUR LE VIEILLISSEMENT EN SANTÉ :

Au fur et à mesure que le paysage démographique évolue, le besoin de collaboration et d’intégration des générations prend une importance accrue. Cependant, les stéréotypes négatifs des personnes âgées et des jeunes nuisent au processus, et les conséquences peuvent être la violence, l’exclusion, la dépression, le suicide et la maladie. Le fait que des groupes sociaux clés n’ont pas, comme par le passé, le niveau de familiarité intensive et personnelle que procurent les contacts et les échanges continus est un obstacle majeur à l’élaboration de points de vue réalistes chez les deux groupes d’âge. Reconnaître que l’âgisme exige un changement d’attitude est dans l’intérêt de tous, y compris les responsables des politiques, les éducateurs, les universitaires, les personnes soignantes, les professionnels, les jeunes, les médias et les aînés. Le secteur éducatif peut être un espace où modifier les points de vue. Les projets intergénérationnels dans un cadre éducatif peuvent contribuer au renforcement de la compréhension, de la compassion et de la collaboration éventuelle entre la communauté des aînés, les élèves et la collectivité dans son ensemble.

PROTOTYPES À TESTER PAR L’ÉQUIPE SUR L’ÉGALITÉ DES SEXES

L’équipe sur l’égalité des sexes propose de tester une évaluation de l’égalité des sexes pour les entreprises afin de les aider à établir une base de référence et d’embaucher les employés en tenant compte de l’égalité des sexes dans leur milieu de travail.

PROTOTYPES À TESTER PAR L’ÉQUIPE SUR LE VIEILLISSEMENT EN SANTÉ 

L’équipe sur le vieillissement en santé travaille à un prototype sur l’apprentissage intergénérationnel avec le système d’écoles publiques.

À venir bientôt : ce que les équipes ont appris grâce à leurs prototypes et comment elles prévoient incorporer la rétroaction!

NouLAB cherche à aider à résoudre les problèmes dans la province

The Daily Gleaner (Fredericton) 
Mardi 27 décembre 2016
Page : A5
Section : Principale
Signature : Emma Davie

Amanda Hachey sait que deux points de vue valent mieux qu’un.

Mme Hachey est directrice de NouLAB, un laboratoire d’innovation sociale qui a été créé à l’Université du Nouveau-Brunswick dans le but de susciter la participation d’intervenants représentant tous les points de vue pour aborder les défis les plus pressants de la province.

« Nous réunissons la collectivité, les entreprises et les organismes à but non lucratif autour de la table pendant que nous sommes encore en train d’essayer de résoudre le problème ensemble. Il y a ainsi une prise en charge du problème, et les gens ont une meilleure idée du vrai problème », a dit Mme Haché.

L’an dernier, NouLAB a réuni 35 personnes réparties dans sept équipes pour discuter de problèmes touchant la province.

« Le logement social, la sécurité alimentaire, la revitalisation rurale, l’emploi des nouveaux arrivants, le mieux-être. Les équipes comptaient des représentants du gouvernement, de la collectivité et du secteur privé ainsi que des utilisateurs. Elles ont entrepris un processus de définition du problème selon tous ces points de vue, car les gens envisagent souvent le même problème sous différents angles », a dit Mme Hachey.

Cette année, NouLAB a formé deux équipes composées de représentants du gouvernement, du secteur à but non lucratif, du secteur privé et du grand public pour aborder deux problèmes.

« L’une des équipes étudie les impacts négatifs de l’âgisme à l’égard des personnes âgées. Elle mettra au point un prototype de programme éducatif intergénérationnel, a dit Mme Hachey. L’autre équipe se penche sur l’égalité des genres dans le secteur de la technologie. Elle travaillera avec des entreprises spécialisées dans la technologie pour construire un prototype visant à accroître la parité des genres dans ce secteur. Ces équipes ont déjà commencé à formuler leur problème et amorcé le travail méthodologique lié à la conception centrée sur l’utilisateur. Au cours de la nouvelle année, elles construiront leurs prototypes et en feront la mise à l’essai dans la collectivité. »

NouLAB a été créé à l’UNB en 2015 par le Réseau de recherche sur les politiques sociales du Nouveau-Brunswick et le Centre Pond-Deshpande. La mission était de créer le nouveau Nouveau-Brunswick.

La directrice générale du Centre Pond-Deshpande, Karina LeBlanc, a affirmé dans un communiqué de presse que pour ce qui est de faire face aux défis sociaux, la petite taille du Nouveau-Brunswick constitue un avantage.

« Nous sommes unis par des liens très étroits. La différence entre une personne qui a une idée, une personne qui peut prendre une décision, une personne qui peut modifier une politique et une personne qui peut investir représente probablement au mieux un degré de séparation », a-t-elle dit.

Mme Hachey a expliqué que NouLAB utilise la méthode d’entreprise en démarrage et les échanges avec les intervenants pour analyser le système examiné, avoir une idée de la façon dont il fonctionne pour la personne qui l’utilise et commencer la mise à l’essai de prototypes en vue d’apporter des améliorations possibles.

« Il faut déterminer le vrai problème à résoudre, les personnes touchées par le problème et l’expérience de l’utilisateur. Il faut ensuite se demander comment on peut arriver à mieux comprendre le fonctionnement du système afin de trouver le meilleur point de levier. Le but est de construire le prototype minimal viable qui maximisera l’impact, a-t-elle dit. L’équipe responsable de l’emploi des nouveaux immigrants, par exemple, cherchait des moyens d’intégrer les jeunes sur le marché du travail plus tôt. Le rassemblement de tous ces groupes d’intervenants a permis de mieux comprendre le rôle des différents acteurs dans le système, et l’équipe travaille maintenant à la mise au point d’un prototype qui en tient compte. »

Selon Mme Hachey, c’est la collaboration et l’élimination des cloisonnements qui rendent le programme attrayant pour les intervenants, en particulier le gouvernement provincial.

« Souvent, dans le cas du gouvernement, on essaie de régler les problèmes et on attend trop longtemps pour faire participer la collectivité, a-t-elle dit. Il faut être actif et mettre des choses à l’essai. Cela permet d’éviter d’élaborer un programme pilote après deux ou trois ans d’études et d’investir plusieurs centaines de milliers de dollars dans la mise en œuvre pour découvrir à ce point ce qui ne fonctionne pas. Il faut trouver la chose minimale viable qui peut être commencée tout de suite, déterminer le groupe d’utilisateurs pour la mise à l’essai, obtenir une rétroaction de ce groupe d’utilisateurs et reconstruire le prototype. »

Selon Mme Hachey, en continuant à jeter des ponts par l’entremise de divers groupes, il sera plus facile de résoudre les problèmes pour la province.

« J’ai été témoin à plusieurs reprises de l’utilité de réunir de multiples voix autour de la table pour essayer de résoudre des problèmes ou des questions délicates », a-t-elle dit. NouLAB a fourni une plateforme pour le faire de façon continue. »

 


Explorer le système ensemble

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La collaboration est un des éléments qui fait l’importance des laboratoires d’innovation sociale comme NouLAB. Les laboratoires d’innovation sociale permettent aux personnes de se rassembler et de travailler selon de nouvelles méthodes sur des enjeux importants et difficiles. Cette année, l’Académie NouLAB a deux équipes qui travaillent sur les questions d’inégalité des sexes et les répercussions négatives du vieillissement sur les personnes âgées. Les équipes du laboratoire sont composées de membres du gouvernement, des secteurs à but non lucratif et privé et de la collectivité. Chez NouLAB, nous croyons que rassembler des groupes formés de plusieurs intervenants pour résoudre des problèmes complexes contribue à abattre les barrières et à mieux comprendre les enjeux selon différents points de vue.

Comment pouvons-nous concevoir et animer les ateliers NouLAB afin qu’ils soient le plus profitables pour tous les membres de l’équipe? Comment va-t-il falloir s’y prendre pour que les participants travaillent ensemble autrement?

Les 14 et 15 novembre (2016), nous nous sommes rassemblés pour assister au deuxième des cinq ateliers offerts par l’Académie NouLAB. Samantha Slade de Percolab (Montréal, Canada) a travaillé avec nous pour concevoir l’atelier de deux jours. Ces journées étaient organisées de façon à aider les équipes à comprendre les éléments liés au travail dans un environnement complexe, à mieux appréhender le système dans lequel elles travaillent (relations et intervenants) et à élaborer un plan de travail visant à combler les lacunes relatives à leurs connaissances et à vérifier leurs hypothèses sur leur problème.

Obtenir différents points de vue de l’ensemble d’un système complexe peut aider une équipe de laboratoire à réaliser d’importants progrès pour résoudre un problème donné. En effet, cette façon de faire peut aider les membres de l’équipe à entendre les interactions des autres au sein du système, à cerner différents enjeux ou problèmes, à percevoir où est notre place dans le système, etc. NouLAB, et les laboratoires d’innovation sociale en général, emprunte des techniques à l’écosystème des entreprises et les applique à des problèmes sociaux importants. Lors des activités entrepreneuriales, nous sommes toujours encouragés à sortir de nos locaux pour discuter avec les clients. « Vérifiez que votre produit convient au marché! », nous dit-on. « À qui avez-vous parlé de cela? » est souvent la première question posée. Le procédé est le même pour les agents du changement dans le milieu social. Explorer le système nous aide tous à mieux comprendre différents points de vue et à créer des liens avec d’autres personnes qui ont les mêmes préoccupations que nous.

Cela semble simple, mais nécessite en pratique une planification songée et minutieuse, de la patience envers nous-mêmes et les autres, une ouverture et une volonté à essayer de nouvelles choses et une souplesse pour changer les activités ou les intentions en cours de route. Nous avons organisé trois activités qui ont aidé la cohorte 2016-2017 NouLAB à comprendre l’essentiel du système.


Co-création de cartes d’image

La création d’images est une activité commune de la pensée créatrice (ou du design) et du démarrage d’entreprises. Les équipes NouLAB devaient créer ces images en collaboration avec leur équipe, ce qui a donné un nouveau souffle à une activité normale. Les équipes ont reçu une série de questions pour créer une image d’un « utilisateur » dans leur système. Ces images aideront les équipes à garder l’utilisateur en tête lorsqu’elles travaillent à la création de prototypes.


Le jeu des questions

Cette activité a permis aux équipes de vérifier leurs hypothèses. Des groupes de trois personnes ont été formés, en vue de poser des questions à une personne qui ne pouvait répondre que par des questions. Il s’agit d’un jeu improvisé qui peut être utilisé pour mettre en lumière les hypothèses que nous avons. Ce n’est pas facile du tout! Ne poser que des questions fait réfléchir de façon différente.


Entrevues et questions

En après-midi, NouLAB s’est rendu à l’extérieur pour poser des questions que les équipes avaient préparées sur les hypothèses relatives aux images créées concernant l’enjeu sur lequel elles travaillent. Poser des questions à des personnes qui ne font pas partie de votre groupe permet de mettre en lumière un vaste éventail de nouvelles données au sujet de questions problématiques et révèle la portée des problèmes complexes.

Les participants ont collaboré tout au long de la journée. NouLAB rassemble les personnes selon de nouvelles méthodes pour résoudre des problèmes complexes, mais établis. Ensemble, les équipes et l’équipe d’animation en ont appris davantage sur les problèmes complexes auxquels nous sommes confrontés et ont acquis des connaissances importantes pour mettre en oeuvre le changement. Trois rencontres supplémentaires seront organisées avec l’Académie au cours de la nouvelle année pour déterminer une vision du succès, bâtir et mettre à l’essai des prototypes et élaborer un plan à l’échelle. Consultez ce blogue pour obtenir des informations récentes.

 


La cohorte 2015-2016 fait part de la valeur de NouLAB

En 2015-2016, sept équipes ont rejoint NouLAB. Ce fut une entreprise féconde en aventures durant laquelle les animateurs et les participants ont beaucoup appris. Cela fait maintenant un an que cette première cohorte a amorcé son parcours de conception et d’innovation. Regardez cette petite vidéo pour entendre la cohorte 2015-2016 et la valeur acquise durant le processus NouLAB.

(vidéo disponible uniquement en anglais)

Définir l’expérience du viellissement en santé au Nouveau-Brunswick

Définir l’expérience du viellissement en santé au Nouveau-Brunswick

Noulab, le laboratoire d'innovation sociale du Nouveau-Brunswick, dirigé par le Réseau de recherche sur les politiques sociales du Nouveau-Brunswick (RRPSNB) et le Centre Pond-Deshpande de l'UNB, a demandé au Collectif pour le vieillissement en santé et soins de se joindre à l'équipe multisectorielle du laboratoire afin d'explorer de nouveaux moyens dont les intervenants de la province peuvent répondre aux défis du N.-B.

Six membres du Collectif, représentant les centres d'information pour les aînés de la province, le secteur à but non-lucratif, le gouvernement et le secteur académique, se sont réunis pour profiter de l'opportunité de former un laboratoire de vieillissement en santé.

Comme enlever les couches d'un oignon, les sessions ont encouragé les membres du laboratoire d'aller au-delà des symptômes des défis qu'ils étudiaient afin de redécouvrir le problème sous-jacent. Une fois le problème mieux compris, chaque laboratoire a exploré comment intervenir et aborder le problème d'une manière proactive qui mènerait à de meilleurs résultats. Cette méthode aura pour résultat un vrai changement systémique et culturel qui influencera de manière positive l'expérience du vieillissement au Nouveau-Brunswick.

Le laboratoire s'est terminé lors de la Semaine de l'innovation du N.-B., et celui de vieillissement en santé était l'un des quatre laboratoires qui ont été invités à présenter leurs propositions aux membres du Cabinet. Veuillez lire la transcription de la proposition dans son entier ci-dessous.

Les « Baby-boomers » ne sont plus des bébés. On entend parler dans les médias, notamment Maclean's Magazine, d’un Nouveau-Brunswick qui se trouvera bientôt dans un trou noir financier grâce aux baby-boomers qui prennent la retraite. Nos dépenses augmenteront à mesure que nos revenus diminuent.

Beaucoup d'entre nous ont accepté ces propos puisque ils ont apparu dans une revue bien connue comme MacLean's. Mais il ne s'agit pas juste d'un problème budgétaire. Il est bien plus complexe que ça.

Le laboratoire de santé en vieillissement, ainsi que les membres du Collectif pour le vieillissement en santé et soins et le récemment créé Conseil sur le vieillissement explorent ce problème depuis maintenant quatre années.  À travers le processus du laboratoire social, nous avons pu décortiquer le problème, et avons découvert que le vieillissement et bien vieillir ne sont pas des enjeux simples.

Il faut juste considérer les déterminants sociaux de santé qui ont l'influence la plus importante sur le vieillissement en santé. Après le revenu, les cinq déterminants ayant l'influence la plus importante sur l'expérience du vieillissement sont la sécurité alimentaire, le logement adéquat, la transportation, l'accès aux soins de santé primaires, et l'accès aux soins de longue durée.

Regardons autour de nous. Les laboratoires sociaux essaient de répondre à la majorité de ces enjeux - soit directement ou indirectement. Il est impossible de les aborder isolément, parce qu'ils sont tous reliés et s'influencent mutuellement.

Pour rendre les choses encore plus compliquées, chaque communauté au N.-B. est différente. Elles ont tous leurs propres défis provenant d'une variété de facteurs socioéconomiques, culturels, et historiques. Il est donc impossible de créer une politique descendante qui réussira à répondre à la transition à laquelle nous faisons face au N.-B. Il faudra plus que des politiques pour répondre au problème.

Les communautés sont la fondation de la société, et elles font partie de la solution à nos défis provinciaux. Il s'agit de trouver un juste équilibre entre les communautés et le gouvernement.

Certaines communautés font de tel travail déjà. Le projet de transportation du Village de Gagetown est un exemple d'une approche proactive visant à répondre aux besoins d'une population vieillissante en utilisant des atouts existants - notamment un autobus et un groupe de conducteurs bénévoles. Vouloir, c'est pouvoir.

Le laboratoire de vieillissement en santé créera une trousse de préparation pour aider les communautés à mieux comprendre leur situation actuelle en redécouvrant leurs atouts, et non pas leurs besoins. Qu'est-ce qu'elles possèdent qui leur permettrait de répondre aux problèmes de manière autonome? Comment mettre ces atouts au service de la communauté large.

Nous préparons un prototype abordable et simple d'une trousse de préparation pour communautés, et mènerons un nombre limité d'essais dans certaines communautés afin de la perfectionner avant de la distribuer à une échelle provinciale. Nous croyons que le succès de cette trousse dans certaines communautés suscitera l'intérêt des autres, et elles commenceront à apprendre les unes des autres. Ce partage créera un changement systémique et culturel à l'égard de notre perception de nos communautés, et de notre définition et gestion du vieillissement des Néo-Brunswickois.

 

 


Beth Arsenault, BSc, BA, est la Coordonatrice de programme du Collectif pour le santé et soins.

« Le Collectif pour le vieillissement en santé et soins », une coalition grandissante qui représente plus de 50 intervenants dont les programmes soutiennent la population âgée, concentre ses efforts sur la collaboration avec les organisations et les citoyens individus qui s'intéressent au vieillissement en santé et aux soins. Spécifiquement, le Collectif se réunit régulièrement pour déterminer comment les intervenants du N.-B. peuvent travailler ensemble pour refaçonner l'expérience de vieillissement dans nos communautés en développant des partenariats uniques pour renforcer les capacités du système, changer la culture et mener aux changements politiques nécessaires.

Veuillez nous contacter si vous voulez en savoir plus, participer à la conversation, ou recevoir notre bulletin trimestriel «Viellir ensemble », en visitant notre site de web www.nbcollab.ca, facebook CHAC / CVSS, twitter @CHACCVSSNB ou par courriel admin@nbcollab.ca

 

Les laboratoires d’innovation sociale à explorer

Les laboratoires d’innovation sociale à explorer

J’ai récemment eu l’occasion de suivre une formation au sujet des laboratoires d’innovation sociale (Social Labs) donnée par Zaid Hassan, co-fondateur de Reos Partners et de Roller Strategies, et auteur de Social Labs Revolution - A new approach to solving our most complex challenges (2014).  Bravo au NouLab qui a organisé cette formation !

Je veux particulièrement partager cette approche avec les gens qui travaillent au développement de l’Acadie.  Ce que je trouve spécialement pertinent est la place très importante qu’y prend l’expérimentation.

Les laboratoires d’innovation sociale sont une méthodologie d’engagement pour résoudre les problèmes sociaux complexes. On entend par problèmes sociaux complexes non seulement les problèmes plus traditionnellement définis comme « sociaux » tels que la pauvreté ou encore l’égalité entre les sexes, mais aussi les enjeux économiques, environnementaux et autres.

Voici, très brièvement, les 3 caractéristiques principales des Labs selon Hassan :

1. Des équipes diversifiées (comprenant de la diversité et aussi divers secteurs tel que le gouvernement, le secteur privé et les organismes à but non-lucratif);

2. Un processus itératif permettant l’expérimentation (où des solutions-prototypes sont testées)

3. Des espaces promouvant l’action systémique.

En normalisant « l’essai-erreur », l’expérimentation est une façon intelligente de déjouer la peur de l’erreur et de l’échec qui sont des obstacles énormes au développement.

Durant mes années dans le secteur associatif, j’ai de nombreuses fois fait face à la frustration de voir certaines des idées un peu plus expérimentales qui étaient celles de mes collègues ou les miennes rejetées parce qu’elles n’avaient pas déjà fait leurs preuves. Cette attitude est un bon moyen de protection pour une organisation, mais aussi, malheureusement, une excellente façon de s’assurer qu’il n’y aura pas d’innovation.  L’approche des Labs a l’avantage de légitimer l’expérimentation pour les personnes qui pourraient en douter ou avoir peur d’en prendre le risque.

Au lieu de s’inspirer des « meilleures pratiques » ou de « ne pas réinventer la roue » (combien de fois avons-nous entendu ces expressions qui semblent irréfutables?), l’approche des Labs est fondée sur un engagement réel des personnes concernées et des parties prenantes dans une démarche co-créative à visée systémique. À explorer!

Sarah LeBlanc

conseillière en changement sociale et organisationnel

chroniqueuse invité

http://www.sarahleblanc.ca

 

 

 

 

 

 Prototypage ou Piloting?

Prototypage ou Piloting?

« On peut seulement comprendre un problème complexe une fois qu’on commence à le régler. » — Jan Rotmans

Pour le sixième atelier offert dans le cadre de nos efforts pour aborder les défis complexes, Jerry Koh, de MaRS Solutions Lab, s’est joint à nous encore une fois pour nous en apprendre plus au sujet du prototypage.

Vous vous demandez peut-être s’il ne s’agit pas tout simplement d’un autre terme pour essai pilote?

Bonne question! Non, ce ne l’est pas.

L’une des plus importantes leçons à retenir de cette séance a trait aux principales différences qui existent entre le prototypage et l’essai pilote. Le prototypage consiste à atteindre l’apprentissage ciblé en ce qui concerne la façon d’obtenir les résultats, à faire des essais à petite échelle et à les réitérer à l’échelle pour apporter des changements systémiques.

L’une des façons les plus simples de comprendre le prototypage est de le voir comme un outil d’apprentissage. L’une des façons les plus faciles de comprendre le comment et le pourquoi du prototypage est de le voir comme une technique et un outil servant à comprendre un environnement, un système ou une personne. En appliquant les principes de la conception de prototypes, on peut obtenir une rétroaction sur une idée à peu de frais et découvrir rapidement des informations utiles.

Donc, en concevant un prototype, nos équipes devaient d’abord établir ce qu’elles cherchaient à apprendre et ensuite présenter leur solution souhaitable, faisable, viable et efficace? Nos équipes ont commencé la journée en présentant leur vision pour le Nouveau-Brunswick et suivent maintenant un processus d’expérimentation en vue de la réaliser.  

Quelle est votre vision pour le Nouveau-Brunswick et quelle expérimentation pourrait vous aider à en apprendre plus sur la façon de la réaliser?

Les gens inspirent les autres à l'action

Les gens inspirent les autres à l'action

« De simples faits ne sont pas suffisants pour inspirer les autres à agir. » – Alan Kantrow

Des personnes inspirent les autres à agir. Plus précisément, les bonnes personnes inspirent les autres à agir. Trouver les bonnes personnes, les comprendre et collaborer avec elles est essentiel à la réussite de tout changement social.

Dans le cas de nos laboratoires, les bonnes personnes sont celles qui ont de l’influence et qui peuvent soutenir ou prévenir de plusieurs façons le travail de chaque laboratoire à mesure qu’il avance. De façon à optimiser l’effet que ces personnes peuvent avoir, il est important de bien comprendre qui elles sont et pourquoi elles s’intéressent à ce que nous faisons.

Le 25 janvier, nos équipes de laboratoire se sont réunies au Venn Centre à Moncton pour le sixième atelier du NouLAB, « Constituency Mapping » (Schématisation de la structure de base). Sous la directive d’Alan Kantrow, les équipes ont ciblé certaines de ces personnes influentes et ont cherché à les connaître davantage.

Les équipes devaient répondre aux questions suivantes :

·      Quelles personnes ont un intérêt dans l’issue de notre travail?

·      Que cherchez-vous auprès d’elles?

·      Quelle est leur valeur?

·      Comment pourriez-vous les atteindre?

·      Si vous tentez de les atteindre, quels sont les risques associés?

Alors que les équipes répondaient à ces questions, la complexité et l’ampleur des difficultés sont devenues évidentes, de même que le nombre de personnes intéressées par les résultats de ces sept problèmes. Comprendre comment travailler avec ces personnes est un élément essentiel du processus de laboratoire.

Trouver un terrain d’entente avec les personnes qui influencent votre travail joue un rôle majeur dans la réussite de votre travail, le temps qui sera nécessaire pour le réaliser, et la quantité d’efforts qui seront requis pour atteindre vos objectifs.

Parfois, les faits seuls ne pousseront pas les personnes à agir. Il y a des cultures, des croyances et des intérêts particuliers qui influencent le comportement des autres. Afin d’inspirer d’autres personnes à collaborer avec nous, notre compréhension doit s’étendre au-delà des faits. Nous devons comprendre ces personnes.

 

L'utilité de la recherche de l'utilisateur

L'utilité de la recherche de l'utilisateur

C’est une toute nouvelle année! Les résolutions sont abondantes et les communautés ont soif du changement. NouLAB n’y fait pas exception – nous sommes prêts pour l’année à venir. Cette année s’annonce passionnante et riche en événements. 

L’an 2015 était une grande année pour nous; nous avons conçu et lancé le laboratoire, avons réuni des équipes innovatrices et diversifiées d’intervenant et d’intervenantes dans le but d’adresser six des défis les plus pressants du Nouveau-Brunswick, et, enfin, avons organisé nos trois premiers ateliers sur l’encadrement des problèmesla cartographie des systèmes et le prototypage.

Nous sommes très satisfaits du travail entamé par nos équipes de laboratoire en 2015 et nous pensons que l’année à venir sera encore meilleure.

Le 11 janvier, nous avons organisé le premier d’une série d’ateliers de laboratoires de l’année, qui se donneront bimensuellement de janvier à avril. L’atelier du 11 janvier, animé par Vanessa Toye, adjointe au MaRS Solutions Lab, avait pour but de familiariser les équipes de laboratoires aux recherches d’utilisateurs. Ceci était une façon d’en connaître davantage sur un système donné en ayant une compréhension plus étroite des expériences des gens dans celui-ci.

Après une courte présentation des méthodologies des recherches d’utilisateurs, nous avons donné aux participants l’occasion de se pratiquer en se servant d’une variété d’instruments de recherche, notamment :  

Sondages – Employés pour recueillir de l’information, à l’aide d’évaluations basées sur des questions, au sujet de la façon dont les gens pensent et agissent;

Observation participante – Employé dans le cadre d’une recherche qualitative pour établir des relations plus intimes avec un groupe de personnes donné;

Schémas d’empathie – Employés pour mieux comprendre les réactions émotionnelles aux interactions avec les gens, les organisations et les services au sein d’un système;

Schémas du parcours – Employés pour exposer les vrais désirs et déceler les vrais besoins des gens à différentes étapes d’une expérience;  

Types de personnages- Employé pour faire une représentation des types de personnalités, différentes et communes, dans un tel endroit;

Entrevues – Employées dans un cadre conversationnel pour faire sortir les faits ou les positions de la personne interviewée.  

Le but des ateliers était d’aider les participants à comprendre à se servir de certains instruments, selon le type d’information recherché. En bout de ligne, leur objectif est d’aider les équipes de laboratoire à creuser davantage.  

Souvent, les statistiques nous informent de ce qui se passe dans un système. Les données des recherches d’utilisateurs nous en disent davantage au sujet du « qui ». Afin de comprendre les statistiques du « quoi », il importe de comprendre les histoires qui s’y cachent derrière.

Les équipes ont terminé leur journée en définissant les questions qu’elles souhaitent approfondir au sujet de leurs défis. La combinaison des instruments ci-dessus a permis aux équipes de mieux visualiser les étapes à suivre au cours de prochains mois.

Initialement, on se questionnait sur les façons d’adresser les questions les plus pressantes du Nouveau-Brunswick. Les plans ont évolué, et, en 2015, nous avons créé un laboratoire d’innovation sociale. Lors de l’année qui vient de prendre fin, nous avons pris nos premiers pas vers la construction d’un processus de changement plus dynamique. Cette année, nous comptons poursuivre cet élan.

L’année 2016 sera l’année où notre équipe passera à l’action. Nous espérons que vous restiez avec nous pour voir NouLAB faire un bond vers le changement!

Leçons de laboratoires sociaux

Leçons de laboratoires sociaux

Que faut-il pour relever les plus grands défis sur les plans social, environnmental, et économique?

Zaid Hassan, cofondateur de Reos Partners – une entreprise internationale qui aide les entreprises et les communautés de partout au monde à adresser les plus grands défis – se pose cette question depuis des années déjà, et il l’a posée au public lors de son discours au GovMaker 2015.

Ce qui rend Hassan unique est qu’il ne pose pas de questions rhétoriques; il veut réellement savoir ce que l’on a besoin pour relever ces défis.

Le Centre Pond-Deshpande et le Réseau de recherche sur les politiques sociales du Nouveau-Brunswick se posent également cette question. Nous travaillons de pair avec des spécialistes mondiaux pour relever ces grands défis afin d’élaborer une réponse, et le 24 novembre 2015, à la Conférence GovMaker, nous avons eu le plaisir d’annoncer la mise sur pied du premier laboratoire d’innovation au Nouveau-Brunswick, soit le NouLAB.

NouLAB est un partenariat avec le Centre Pond-Deshpande et le Réseau de recherche sur les politiques sociales du Nouveau-Brunswick, avec l’appui de La fondation de la famille J.W. McConnell,  le MaRS Solutions Lab et le GovLAB. Il fournit un endroit où envisager un nouveau Nouveau-Brunswick et de le créer. C’est en créant un programme pour des équipes diverses de citoyens entrepreneuriaux talentueux et engagés et de penseurs que nous allons trouver les façons les plus efficaces de collaborer pour relever nos défis les plus complexes.  

Dans son livre, The Social Labs Revolution, Hassan explique que nos défis sociaux les plus complexes possèdent trois caractéristiques communes :

1      L’émergence;

2      Le flux de l’information nouveau et continu; et

3      L’ajustement des comportements des acteurs.

Ces défis sont émergents; ils se développent de façon inattendue en raison des interactions entre un nombre élevé d’individus et d’organismes. Comme exemple, Hassan illustre la différence entre lancer une roche et lancer un pigeon vivant. Le comportement de l’un ou de l’autre est plus prévisible que l’autre, de même que la direction qu’il va prendre. 

Ces interactions produisent de nouvelles informations que les individus et les organismes doivent trier. Les nouvelles informations étant traitées, les individus et les organismes réagissent à celles-ci et adaptent leur comportement en conséquence, ce qui recommence le cycle. 

En somme, les défis complexes se transforment de façon inattendue au fil du temps. Il devient donc difficile de déterminer comment agir efficacement.

Nous pouvons commencer à écrire un nouveau récit pour la province en trouvant des façons plus efficaces de travailler ensemble sur les défis sociaux les plus complexes de notre province, et avec NouLAB, ce processus est amorcé.

Lorsque nous avons dévoilé NouLAB à GovMaker, nous avons présenté les six défis avec lesquels nous allons travailler dans notre premier programme NouLAB :

La souveraineté alimentaire;

La reconstruction d’un Nouveau-Brunswick rural;

L’emploi pour les arrivants;

L’alphabétisation des adultes;  

Le logement social; et

L’approche politique du mieux-être.

Pour en apprendre d’avantage sur les défis et les équipes, communiquez avec les chefs d’équipes ici

Les défis mis à l’avant sont tous des questions urgentes pour notre région. Heureusement, des groupes mécontents avec le statu quo se sont formés autour de ces questions. Ces groupes croient à la collaboration avec des partenaires hors du commun. Ils n’ont pas les réponses à toutes les questions, mais ils sont prêts à poser les questions nécessaires, même si elles peuvent parfois être gênantes.

« Que faut-il pour relever les plus grands défis sur les plans social, environnemental et économique? » est notre question de départ. Nous nous posons toujours cette question, mais, avec un peu de chance, nos six équipes et nous-mêmes auront une bonne idée de la réponse à cette question d’ici quelques mois.

Si vous, ou quelqu’un que vous connaissez, croyez pouvoir aider nos équipes de laboratoire dans leur travail dans NouLAB, veuillez communiquer avec nous à l’adresse jake.wildman-sisk@unb.ca ou directement avec nos équipes de laboratoire ici.

La seule façon que nous allons accomplir cette tâche est si nous travaillons ensemble. Commençons à écrire le nouveau récit pour le Nouveau-Brunswick.

Le Laboratoire Du Nouveau-Brunswick Innovation Sociale

Le Laboratoire Du Nouveau-Brunswick Innovation Sociale

L’économie du Nouveau-Brunswick est en déclin, sa population diminue, ses communautés rurales disparaissent, son taux d’alphabétisation est mauvais, son taux d’obésité se situe au-dessus de la moyenne nationale, et ses logements sociaux ont besoin d’être revitalisés.  Nous savons qu’il faut changer les choses, qu’il faut voir ces problèmes d’une autre façon, qu’il faut innover. Mais comment?

Le Centre Pond-Deshpande et le Réseau de recherche sur les politiques sociales du Nouveau-Brunswick travaillent en partenariat avec le MaRS Solutions Lab, GovLab, la Province du Nouveau-Brunswick, la fondation McConnell et l’Association de logement sans but lucratif du N.- B afin de créer un laboratoire d’innovation sociale provincial qui affrontera les plus grands défis du Nouveau-Brunswick.

On appuie des équipes de laboratoire multisectorielles qui se concentrent sur une variété de défis à l’aide d’un processus les permettant d’encadrer des problèmes, d’évaluer les systèmes, d’effectuer des recherches centrés sur l’utilisateur, de concevoir et de construire des prototypes. La série d’atelier a commencé le 10 novembre et continuera jusqu’en avril 2016. Le premier atelier, donné par Alan Kantrow, CONSEILLER PRINCIPAL au Governance Lab à NYU, s’est concentré sur la question d’encadrement de problème. Le but de cette session était d’encourager les participants à réfléchir autrement au sujet de leurs problèmes, de façon à les définir comme étant possibles à relever. Grâce à un équilibre entre un cours professoral et le conte d’une histoire, la session a surpassé les attentes, et les participants y sont sortis en réfléchissant autrement au sujet des problèmes qu’ils souhaitent résoudre.

Le point faible le plus commun ˗ et le plus facile à réparer ˗ dans l’effort d’innovation se situe dans la définition du problème. Il est devenu évident, à partir des travaux préparatoires des équipes participantes, que les efforts pour encadrer les problèmes échouent pour les raisons suivantes :

 
  1. Ce qui est présenté comme un problème est en fait une solution
  2.  Ce qui est présenté comme un problème est en fait un symptôme
  3. Ce qui est présenté comme un problème seul et résoluble est en fait un ensemble de problèmes regroupés
  4. Ce qui est présenté comme un problème est en fait plus une solution qu’une cause
  5. Ce que les équipes ont en tête quand ils pensent à la résolution de problème n’est pas de « résoudre » le problème, mais de le donner à quelqu’un d’autre ou de changer sa forme.
 

Jerry Koh, gérant du MaRS Solutions Lav à Toronto a mené une équipe de laboratoire dans une série d’exercices d’évaluation des systèmes dans quelques ateliers. À partir des défis élaborés dans la première journée, on a demandé aux équipes de « devenir visuels » et de tracer ce à quoi leurs problèmes ressemblent. On leur a ensuite demandé de définir les individus et les organisations qui, pourraient influencer le résultat du défi et qui seraient influencés par les résultats. De plus, ils devaient définir les liens entre ces parties et les défis. 

En créant des représentations visuelles de leurs défis respectifs, les équipes ont pu identifier les endroits où il serait préférable d’intervenir. Tout au long du programme, les équipes continueront de travailler sur ces travaux préliminaires, tout en amélioration la compréhension de leur défi, en identifiant les meilleurs points d’intervention et en construisant des prototypes pour tester leurs idées novatrices.

"Certains coûts sont irrécupérables. Ne laissez pas la fidélité à ceux-ci vous empêcher de faire des choix à l’avenir"

Vous pouvez en apprendre d’avantage au sujet de ces équipes d’innovateurs, des défis qu’ils affrontent et de leur processus à la Conférence GovMaker, le 23 et le 24 novembre au Delta à Fredericton. Vous pouvez également nous retrouver sur Twitter : #NBLabs. 

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LES PARTENEURS

Le Centre de Pond-Deshpande

Le Centre Pond-Deshpande a été lancé en 2011, à l’Université du Nouveau-Brunswick, grâce aux dons généreux de deux entrepreneurs en séries, soient Desh et sa femme Jaishree Deshpande, de Boston, et Gerry Pond, de Saint John. Le mandat du CPD est d’agir à titre de catalyseur dans la stimulation des activités entrepreneuriales à l’UNB. 

http://www.ponddeshpande.ca

Le Réseau de recherche sur les politiques sociales du Nouveau-Brunswick

Le Réseau de recherche sur les politiques sociales du N.-B. est un partenariat entre le gouvernement du Nouveau-Brunswick et les quatre universités publiques de la province. La mission du Réseau est d’encourager la participation des citoyens et d’adopter une approche fondée sur les données probantes pour l’élaboration de politiques à l’aide de collaboration intersectorielle. Récemment, le Réseau a lancé la Conférence GovMaker afin d’explorer les avantages de données et d’un gouvernement ouverts pour le Nouveau Brunswick.

 http://www.policyresearchnetwork.ca/fr/ @rrpsnbsprn

MaRS Solutions LaB

En tant qu’un laboratoire de solutions public et social, le MaRS Solutions Lab réunit les gouvernements, les fondations, les corporations, les organismes non-gouvernementaux, les universités et l’ensemble de la collectivité afin de résoudre les problèmes complexes du point de vue des citoyens. Nous travaillons avec les utilisateurs et les intervenants afin d’élaborer, de prototyper et de peser de nouvelles solutions, et de créer des occasions d’apprendre comment changer le système du XXIe siècle. Pour plus d’informations sur les laboratoires, veuillez lire le rapport de MaRS : Designing the Future @solutions_lab

GovLab

La mission du GovLab est d’ «améliorer la vie des gens en changeant notre façon de gouverner ». Financé par la Fondation John S. and James L. Knight, GovLab est une communauté en ligne gratuite pour ceux qui sont intéressés à enseigner et à apprendre comment mettre en place leurs institutions, en plus de travailler en collaboration avec d’autres gens afin de résoudre des problèmes publics, ce qui aura pour effet d’améliorer la vie de chacun.  

La fondation de la famille J.W. McConnell

Mise sur pied en 1937, La fondation de la famille J.W. McConnell engage les Canadiens à bâtir une société plus inclusive, plus viable, plus résiliente et plus novatrice.
La raison d’être de la fondation est de renforcer la capacité du Canada d’aborder des enjeux complexes sur le plan social, économique et environnemental. Pour ce faire, nous élaborons, testons et appliquons des approches et des solutions novatrices; nous consolidons le secteur communautaire; et nous collaborons avec des partenaires des secteurs communautaire, privé et public

L’Association de logement sans but lucratif du N.-B

L’Association de logement sans but lucratif du N.-B offre une expertise et du soutien au secteur du logement abordable sans but lucratif du Nouveau-Brunswick. Le 27 mai 2015, à Edmunston, l’ALSBLNB a lancé de Laboratoire sur les solutions pour l’habitation. Elle est également l’une des participantes à l’Académie GovLab.